CROIX EN TERNOIS                                                                                                      8 mai           

Croix en Ternois :  pilotage, jardinage, rigolade… et podium

Seconde étape du VMA Circus, la course de Croix en Ternois est toujours appréciée, particulièrement par les trois membres du Seventy’s utilisant des 350, même si le fond de l’air s’avère souvent frisquet et humide dans cette région du Pas de Calais… sauf cette année, avec un climat azuréen, ou presque !

Ils étaient là tous les six : Bob, Fifi, Hubert, Ludo, Patrick, Stan, heureux de se retrouver après la belle course d’Alès fin mars, mais également celles sans qui les pilotes seraient irrémédiablement voués aux méfaits de la malbouffe ou pire, du Mc Do : Mariette et Patricia. Ils vous racontent leur week-end, sanctionné par des soucis mécaniques pour les uns, de bons résultats et même un podium pour les autres.

EVOLUTION

Hubert Houssin / Kawasaki ZXR 400 numéro 6 / Evolution

 

Croix en Ternois, le petit circuit dans le nord de la France à 8h30 de ma Haute Savoie, une météo bizarre, un tracé comportant des virages à basse vitesse et un petit bout de ligne droite, c’est le type de circuit que je n’affectionne pas particulièrement. Ma première expérience date d’au moins 5 ans (roulage) où le dimanche matin il tombait des trombes d’eau, on avait tout remballé, prêts à partir et soudain plus de nuages, le soleil, le vent, tout sèche et on ressort les motos pour finir le weekend.

La seconde expérience date de deux ans (VMA) ou j’ai couru en 500 Classic avec mon 500 Kawa H1, je n’étais pas performant, ce n’est donc pas un souvenir mémorable.

Pour ce long weekend, je partais avec un sac à dos de pensées négatives d’autant plus que j’allais disputer seulement ma seconde course avec un ZXR 400 que je continue de découvrir et de mettre au point.

Les deux séances d’essais me servent à apprivoiser le ZXR, faire quelques réglages et redécouvrir le circuit. Deux points négatifs apparaissent, le levier de frein avant spongieux et un sautillement de la roue arrière au freinage / rétrogradage. Pas grave, on fera avec !

Séance qualificative : cette fois ci il faut être dans le coup ! Vu ma petite expérience d’Alès, en étant objectif  je pensais pouvoir me classer aux environs des 12 et 15 ème places sur 34 pilotes aux essais. Bonne surprise, j’ai accroché une 10ème place à plus de 3 secondes des meilleurs, mais il faut voir les choses en face, ils ont de l’expérience et surtout plusieurs décennies de moins que moi !

 

Première  course : comme d’habitude je réalise un très bon départ ce qui me positionne  au 1er virage en 5ème position derrière une meute de jeunes loups. En 1 tour je constate que les 3 secondes de différence aux essais sont bien là, la meute s’éloigne et je me retrouve seul, mais je suis conscient  que derrière moi il y a une seconde meute qui est prête à me manger.  Les tours passent, j’essaie de rester concentré mais au 5ème tour je commets une faute et une Aprilia me passe ; au tour suivant mon ZXR commence à ratatouiller, une Kawa bleue et blanche me passe également, mon ZXR ne veut plus rien savoir, je m’arrête avant les stands, il restait 3 tours !  En fait ma batterie lithium n’a pas tenu la distance. Dommage !

 

Deuxième course : encore un bon départ qui me positionne de nouveau en 5ème position. Et bis repetita je n’ai plus personne devant moi pendant 7 tours.

Au huitième, une trace d’huile recouverte de poudre me perturbe dans le virage de la Ferme et me fait hésiter sur ma trajectoire à prendre. Je passe à l’extérieur de la trace ce qui permet à l’Aprilia d’André  Vivien de me faire l’intérieur, je perd du temps et une seconde Suzuki RGV me passe également ;  en bout de ligne droite je réussit à reprendre l’ascendant sur la RGV ; arrive de nouveau ce virage à trace d’huile, je suis bien ma trajectoire habituelle mais Antony Seddiki et son RGV s’infiltrent entre le vibreur et moi (un peu osée la manoeuvre…), surpris de voir la roue de la RGV au niveau de mon genou droit je relève ma moto pour éviter l’accrochage et bien sûr la RGV me passe. Trop tard pour reprendre l’ascendant, les derniers tours arrivent et je termine 7ème sur la ligne sauf qu’à l’arrivée j’apprends que j’ai avancé sur la grille de départ (c’est vrai, j’ai un petit peu bougé) et j’ai écopé de 10 secondes de pénalité. Résultat,  je suis finalement  8ème. 

 

Troisième course : de nouveau j’ai bougé sur la grille de départ, c’est indéniable donc je prends encore 10 secondes de pénalité avant de commencer la course, il serait bon que je perde cette fâcheuse habitude qui ne m’apporte rien mais hypothèque mes résultats à venir !

Bon départ et j’arrive au 1er virage en 5ème position, sauf que mon ami Ludo et son Aprilia me fait l’intérieur, je suis 6ème.  Dans la ligne droite nous sommes au coude à coude, nous freinons ensemble mais je suis à l’intérieur, je le passe. Deux tours suivant je commets encore une erreur et c’est l’Aprilia d’André  Vivien  qui me double, mais je l’ai toujours en point de mire. Lors des rétrogradages en seconde ma roue arrière sautille toujours et l’inévitable arrive, la roue arrière sautille tellement lors d’un rétrogradage que je vois que je ne vais pas pouvoir prendre la courbe de l’Ecole. Je file tout droit dans les graviers en espérant ne pas tomber !

On arrête là ! J’aurai pu ressortir des graviers, mais la perte de temps plus mes 10 secondes de pénalité auraient été, en tout état de cause, rédhibitoires.

Bilan : je me suis baladé entre la 5ème et 7ème place malgré un levier de frein mou comme une éponge mouillée et un phénomène de dribble au  rétrogradage qui me perturbait lors des  freinages.  Mes classements ne sont pas éloquents mais c’était un weekend  positif sous un beau soleil  et entre amis. Mes pensées négatives d’avant course ont disparu, c’est plus que positif !

Ludovic Ingwiller / Aprilia RS 250 numéro 8 / Evolution

 

J’abordais cette nouvelle course avec un peu d’appréhension. Si d’un côté, je connais ce circuit comme ma poche et j’y ai plein de très bons souvenirs, de l’autre j’en ai aussi un très mauvais remontant à avril 2015 quand je me suis blessé sérieusement pour la première fois depuis mes débuts à moto.

 

A Croix, habituellement, on prépare avec fatalisme le kit « pluie » avec beaucoup d’attention aussi, oui mais voilà, cette année, on a plutôt eu besoin d’ombrelles  que de parapluies, on a d’ailleurs tous rougi copieusement, car dans le kit pluie, il y a les cirés et les bottes, mais pas la crème solaire.

 

Coté course, la situation s’avère bien plus difficile qu’à Alès, les cadors de la catégorie sont là ... j’ai donc eu bien du mal à me hisser dans le « bon » groupe.

8° chrono, je me place au milieu de la finale A qui regroupe les 18 plus rapides du week end, pas si mal comme début, mais voilà, en première manche, je décide d’aller chercher un raccourci dans le virage de l’Ecole.

Ne le trouvant pas, je reprends la piste avec quelques graviers en plus sur les pneus…et je termine 14°. La chaleur ambiante ne m’a pas aidé à garder la tête froide !

En manche 2, j’ai bien du mal à accrocher le bon groupe et je fini 9° après une bonne bagarre avec Vivien et Francis qui tournera à l’avantage de Vivien et de sa belle 400 Bandit.  

En manche 3, enfin je tiens le rythme du deuxième groupe, celui qui se bat pour la 5° place, ce qui me permet de voir mon copain Hub qui était vraiment dans le coup ce week end, partir à son tour à la recherche du raccourci perdu...sans succès, on ne le reverra plus.

Cela lui permettra de remporter, en rentrant au paddock, le John Deere d’Or, un trophée attribué par les collègues du Team au pilote Seventy’s auteur du plus beau jardinage dans les bacs à graviers.

Je m’accroche mais ne suis jamais vraiment en mesure d’attaquer Anthony, je finis donc septième de cette dernière manche du week end.

Je suis heureux, saturé de grand air, de la bonne humeur communicative du team, de soleil et d’adrénaline. La course, y’a que ça de vrai pour être en forme

Stanis Regnier/ Yamaha FZR 400 / Evolution

 

Le beau temps est de la partie, mais c'est la première fois que je pose les roues de ma Yamaha 400 FZR sur le circuit de  Croix en Ternois !

Deux séances d’essais libres ne seront pas de trop, du moins je le pense, pour tenter de mémoriser ce petit tracé.

Je me lance à corps perdu dans la bataille lors de la première séance pour prendre le rythme, tester la moto et apprendre les bonnes trajectoires et repères de freinage du circuit. Tout se passe bien, le moteur prend ses tours, mais je conserve une certaine marge avant de le pousser à fond

 

Assez rigolé ! 
Seconde séance d’essais libres : maintenant, je pousse le moteur de la bécane au maxi et adopte un pilotage agressif en vue des qualifications du lendemain.

Dans les derniers tours, alors que j'étais en train de péter un temps, un bruit anormal se fait entendre et la pression d'huile chute brutalement au mano.

Horreur ! Je viens de couler une bielle ! C’est râpé pour les courses à suivre…

Dommage car je me sentais bien parti pour faire une bonne place, mais c'est aussi ça la course, des satisfactions et des désillusions. Faute de temps pour remettre le FZR en état, je fais une impasse sur Navarra et j’espère que tout se passera mieux à Carole fin juin !

CLASSIC 350

Patrick Tran-Duc / Kawa 350 numéro 95 / Classic 350

 

Comme tous les ans, nous sommes tous, ou presque, heureux de retrouver le petit circuit de Croix à l’invitation du Team Accélération de Dany Dieudonné, et cette fois sous le soleil. Hormis le fait que l’on est toujours bien reçu sur le tracé picard, c’est la seule épreuve qui permet de rouler deux fois par jour : essais chrono et manche 1 le samedi, manche 2 et 3 le dimanche, un format apprécié par tous, surtout ceux qui viennent de loin, qui permet d’en « avoir pour son argent » et de ne pas rouler en tout et pour tout 20 minutes le dimanche.

 

Comme d’habitude, on met les petits plats dans les grands, au plan culinaire, s’entend… Le vendredi soir, succulents calamars au pastis mijotés par Mariette, un souvenir de sa longue période marseillaise (dix ans dans la capitale phocéenne, ça vous forge un accent) et le samedi soir, non moins délectable agneau vindaloo concocté… par un excellent resto indien de Vélizy où Mariette, encore elle, a ses habitudes.

Le tout arrosé d’un Gewurztraminer à faire damner un saint amené par Ludo et un magnum de rosé racer ramené de l’Iron Bikers, produit par le sympathique Jacky Grolet, le vitimotard. Bien entendu, les vins étaient peu adaptés aux plats mais on s’en fout, on en salive encore et les crises de rigolade habituelles (sans doute en partie alimentées par ces breuvages consommés avec modération) résonnent toujours dans nos oreilles.

 

Pour revenir à la course, les essais chrono se déroulent sans surprise, mon trois pattes zonzonne comme il sait si bien le faire et mon meilleur temps est similaire, au poil de seconde près, à celui réalisé dans des conditions identiques en 2015.

Je partirai donc de la septième ligne, derrière les 900 et autres 500, mais aussi les 3 et demi de Bob, Eric Devillard et Fifi, même si Philippe ne me met qu’un gros dixième de seconde dans la musette.

Petit détail, mon sélecteur touche dans le gauche de l’Ecole, ce qui remet la boite au point mort à une ou deux reprises. Explication, j’ai remonté mes vieux Koni refaits à neuf mais légèrement plus courts que les Hagon que j’utilisais depuis trois ans et qui commençaient à donner des signes de faiblesse au dessus de 290 km/heure.

Pas de lézard, je vais descendre les tubes de fourche dans les tés et ça fera la rue Michel.

Sinon, les petits ennuis connus à Alès ne sont plus que de mauvais souvenirs : Jérôme, le sorcier de JMS (60-Ivry le Temple) a ressoudé mon cadre et mes échappements au TYG avec sa maestria habituelle, mon moteur FGMS tuned tourne comme une horloge, y’a plus qu’à envoyer la purée.

Première course : je termine troisième en 350 Classic, il faut dire que j’ai « bénéficié » du serrage de Philippe alors qu’il roulait devant moi. Petite déception, je roule une seconde moins vite qu’en 2015. L’hygrométrie de l’air, sans doute, ou encore le vent dans les barreaux de chaises, va savoir…

Seconde course, je bataille avec Philippe qui a toilé son cylindre et son piston mais qui malgré un régime alimentaire sévère (plus de pain avec les nouilles) peine à me larguer. Nous négocions l’Epingle ensemble, j’imagine une seconde tenter un coup foireux style block-pass, mais c’est un pote tout de même, maladroit comme je suis on va aller au tas tous les deux, façon Joe Bar Team, alors je termine dans sa roue, quatrième. Je ne serai jamais champion du Monde, ni même de ma rue, je suis trop gentil !

Troisième course, rebelote, me voilà à nouveau dans la roue de Fifi, nous arrivons au virage du Pont, lui à l’extérieur comme il se doit, moi à l’inter, quand il a le bon goût de louper une vitesse… Je négocie les virages suivants devant lui, jusqu’à ce que l’on nous présente le drapeau rouge, suite à une grosse gamelle. Je termine à nouveau troisième, la place que j’occuperai sur le podium de fin de journée, aux côtés d’Eric Devillard, le vainqueur, auteur de très belles courses et de Bob, qui est tout de même venu à bout d’Eric en seconde manche. Sans conteste, Bruno et son Tupolev ex-Goret ont passé un cap décisif en termes de performances et je le verrais bien prendre la direction des opérations au soir de Navarra…

La suite des aventures du Team Seventy’s fin mai en Espagne, on y serapresque tous, les deux Regnier s'étant fait porter pâle !

Bruno Stahl/ 350 Kawasaki numéro 70 / Classic 350

 

J’étais impatient de rouler à Croix, c’est le circuit que je connais le mieux de tout le championnat.

Samedi matin, les essais se passent nickel, je suis dixième temps scratch et  premier en 350, 7 dixièmes devant Éric, rien que du positif, mais je sais qu’en course il est plus coriace et très régulier, alors pas de conclusion hâtive.

Fin d’aprème pour la première course, je pars dans le bon paquet derrière les 900 et au milieu des 500.

Eric est derrière jusqu’au 7ème tour mais il me passe en même temps que la 400 Yam d’Emmanuel qui m’écarte de la trajectoire.  La Honda me décroche lentement, je n’arrive pas à rester dans sa roue et à refaire mon chrono des essais mais une 2éme place c’est déjà bien.

Dimanche midi pour la deuxième manche le scénario se répète à  4 tour de la fin mais je repasse Eric dans la foulée et le contient durant un tour. Comme toujours il faut qu’on vienne me titiller pour que je me réveille. A l’attaque de l’avant dernier tour il me repasse à l’épingle mais rate une vitesse, nous sommes côte à côte durant toute la ligne droite et je suis mieux placé pour le freinage que je retarde au maximum. Pas question que je lâche cette fois, je ferme toutes les portes. Ça glisse mais je me bagarre, la moto est top et ressort  des épingles aussi bien que le bicylindre Drixton d’Eric. Dernier virage, j’écarte sur le vibreur mais ne coupe pas et passe la ligne 8 dixièmes devant la Honda, Eric me félicite.  Je suis heureux, c’est la première fois que je le bat.

J’ai descendu  mon temps des essais et réalisé le meilleur chrono du week-end en 350cc.

Traditionnellement il y a 3 courses à Croix et cette année toutes comptent pour le championnat. La dernière a donc lieu dimanche en fin de journée alors que le paddock commence à se vider.

Pendant les deux tours de chauffe et contrairement à beaucoup, je roule tranquille et même… en sous régime !

Mauvaise idée, une bougie se noie et j’ai bien du mal à prendre le départ !

Pfff, je me fais passer de partout et me demande si je ne vais pas m’arrêter. J’arrive néanmoins à suivre le paquet et après un tour et demi les performances moteur reviennent ! Je remonte doucement jusqu’à Eric et me cale dans sa roue, une victoire chacun ce week-end c’est l’heure de la belle.  Un drapeau rouge à 2 tours de la fin nous privera de l’explication finale. Pas grave je suis sur la boite avec Eric et Patrick et on s’est encore bien amusés.

Ce furent pour moi trois très belles courses, avec 69 pts de plus à la clé et une remontée sur le podium au championnat avec une moto qui fonctionne à merveille, que demande le peuple ?

Philippe Regnier / Yamaha 350 numéro 96/ Classic 350

 

J’effectue mes premiers tours de roues lors des essais libres afin de constater, excellente nouvelle, que le moteur ne vibre plus comme à Alès et que c'était bien un déséquilibre de poids entre les pistons qui provoquait ces vibrations destructrices.

La mauvaise nouvelle c'est que le moteur ne dépasse pas les 8500 tours/minute !

Dès les premiers tours des essais chrono, je sens la moto tortiller dans tous les sens, aussi je décide d’assurer un tour correct avent de regagner le parc. Bilan, la boucle gauche du berceau du cadre est coupée en deux, Stanis va se charger de la ressouder au TIG avant la première course. En démontant l’échappement pour accéder au cadre, je constate avec horreur qu’il est également cassé !

 

Course 1 : toujours ces maudits démarrages à l'extinction des feux comme si j'avais de la colle sur les pneus.

Je tente de m'incruster au mieux dans le paquet de furieux dans la ligne droite pour ne pas perdre trop de places avant le virage à droite serré.

Devant moi, la Honda d'Eric Devillard et la Kawa de Bob, dopée à la Vodka s'éloignent sans que je puisse suivre à cause de mauvais réglages carburateurs qui me limitent en vitesse de pointe. 

Je tente de forcer sur le moteur mais la sanction tombe rapidement avec une amorce de serrage en bout de ligne droite.

C’est la fin de la course pour moi !

 

Course 2 : la moto est à nouveau en ordre de marche pour la deuxième confrontation mais toujours avec un moteur pas au mieux de sa forme et qui s’il ne me permet pas de me battre avec les motos de tête de ma catégorie me permettrait peut-être de  tenter d’arracher la troisième place… 
Mais c'est sans compter sur le diabolique Patrick et sa rapide Kawa S2 qui ne lâche jamais rien et comme un avion de chasse japonais en piqué, profite de la moindre occasion pour me porter des attaques et me déborder.

La rage au ventre, je fini par le redoubler et passer la ligne d'arrivée avec deux dixièmes d’avance sur lui, en troisième position mais loin des leaders.

 

Course 3 : son déroulement est identique à celui de la précédente, je me retrouve à batailler avec Patrick, le couteau entre les dents et bien décidé à prendre sa revanche.
A la sortie de la courbe juste avant le virage du Pont, je rate une vitesse et Patrick, en embuscade, en profite pour me passer à l'intérieur.

Trois ou quatre tours avant la fin, les commissaires nous présentent le drapeau rouge suite à une chute et neutralisent la course, je finis donc quatrième sans pouvoir tenter de me refaire. Le podium m’échappe, mais je termine mieux que j’ai commencé, malgré mon moteur poussif.

Les potins du paddock

Après les frimas d’Alès, nous voici dans une ambiance presque méditerranéenne à 45 minutes de la côte d’Opale, manquait plus que coquillages, crustacés et bikinis –

Puisqu’on allait dans le grand Nord, j’avais pris soin de prendre l’équipement complet de survie pour expédition polaire.

Heureusement, Patricia avait eu le nez creux et bien prévu quelques tenues estivales au cas où.

On a donc pu lézarder toutes les deux sur nos chaises longues en débardeurs, bercées par le son mélodieux des bêbêtes métalliques évoluant en contrebas de notre campement de nomades.

Le farniente a du bon, mais il ne faut pas oublier que notre rôle est aussi de veiller à sustenter nos pilotes émérites.

Les choix des menus du soir avaient des couleurs et les parfums du soleil –  Calamars au Pastis (Marseille) préparé avec « amuuuure » et Agneau Vindaloo (Inde) en provenance directe de mon restau indien préféré  – Plats suffisamment pimentés pour solliciter le liquide rosé ou de toute autre couleur dont Patrick a déjà donné de larges indications dans le précédent paragraphe.

Patricia s’étant chargée des menus de midi et n’étant jamais en manque de créativité, a su marier à merveille ce que chacun avait apporté.

Pendant que Stanis démonte, répare et remonte le moteur de sa machine en un temps record, Patricia ne se laisse pas impressionner par une vaisselle de huit convives. Elle a le secret pour expédier comme par miracle cette tâche ingrate avec le minimum de moyens, dans des conditions de confort on ne peut plus spartiates. Bon sang ne saurait mentir.

Ah j’allais oublier d’évoquer notre petit rituel de fin de soirée. Les estomacs bien remplis, pas question d’aller se coucher sans notre traditionnel pousse café-tisane.

La bouteille de génépi fraichement ramenée des Hautes Alpes a fait des heureux vu la claque qu’elle a prise. Cette fois j’ai poussé le raffinement en choisissant la marque St. Bruno, au nectar d’un beau vert franchement Kawa. Pour sûr que notre Bob a été particulièrement sensible à cette attention.

L’étape suivante étant espagnole, on va se faire un festival de tapas. A moins que nous nous attaquions à la fricassée de Yamakawa, plat d’origine japonaise, spécialement élaboré pour le Team Seventy’s dont Patricia et moi-même gardons jalousement le secret.

 

Mariette

CHAMPIONNAT classements 

Concept: et réalisation: Hubert HOUSSIN    

Textes: Patrick TRAN-DUC

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