ALES pole mécanique                                                                                                       27 mars                                

A  Alès, tout  est  nouveau ...

A Alès, tout est nouveau… Pour la plupart des sémillants protagonistes du Team Seventy’s s’illustrant au sein du VMA Circus, la découverte du circuit gardois d’Alès avait des aspects de dépucelage à la colonie de vacances de Mézidon les Doigts… Le plaisir de se retrouver enfin, Bob, Hubert, Ludovic, Mariette, Patricia, Patrick, Philippe et Stanis, après de longs mois d’abstinence, le disputait à la crainte d’avoir à affronter un tracé que d’aucuns décrivait comme très technique, voire piègeux…

mais sitôt passés la tour métallique du Carreau Destival et les différents bâtiments du Pôle, c’est un parc bitumé qui nous accueille après de longues heures de route. Ceux qui sont passé par Clermont ont eu le loisir d’apprécier en préambule les paysages cévenols, les autres ont pu économiser leurs freins… Quant au circuit, tracé à flanc de colline dans un cadre agréable et bucolique, il ne cache pas son aspect sélectif et technique et une certaine propension à user ses utilisateurs. Le bitume tout neuf, accrocheur en toutes circonstances, aux dires des habitués du lieu s’avère lisse comme la main et le profil vallonné de la piste n’est pas sans rappeler, toutes proportions gardées, le toboggan de Ledenon, situé à portée d’escopette. Quant aux aspects bassement matériels, nouvelles bonnes surprises : des sanitaires propres (notons toutefois une pénurie de papier dans les toilettes à certaines heures de la journée), un parc bien agencé, une tour (nouvellement construite) accessible par ascenseur, avec terrasse permettant d’observer une bonne partie du circuit, un personnel et des commissaires agréables et efficaces. De toute évidence, Alès mérite le détour, au bon sens du terme. Mais laissons les six pilotes du Team narrer leur épopée gardoise…

Royal visiteur à Alès…

 

Vendredi matin Hubert, généralement calme, voire placide, est agité comme une puce… « Il est là ! » « Qui ça, il ? » « Ben Johann Zarco, c’te blague ! »Effectivement, deux hommes remontent à pied l’allée qui traverse le paddock.L’un des deux, mince, vêtu d’un blouson neutre, c’est Johann. L’autre est Laurent Fellon, son mentor.Hub est fan de Zarco, à tel point qu’il a décoré sa ZXR aux couleurs du pilote sudiste quand il disputait sa première saison de Moto2 pour JIR, en 2012. Comme la Kawa de Hub est en expo dans l’allée et qu’on ne peut donc pas la manquer, les deux hommes s’arrêtent et la conversation s’engage. Johann est venu tourner avec une Yam R6 sur le circuit du Pôle à l’heure du déjeuner mais comme la piste est encore humide, il préfère ne pas tenter le diable. Dommage, nous aurions pu bénéficier d’un fantastique cours de pilotage ! Tous impressionnés de nous trouver en présence du champion du Monde Moto2, nous hésitons à poser les questions qui nous brûlent les lèvres : une nouvelle année en Moto2, le MotoGP ? Mais Johann sait nous mettre à l’aise, vaguement amusé par ces papys (il a 26 balais et nous un peu plus) qui se piquent de course moto. Et quand il nous quitte un quart d’heure plus tard, il nous laisse le souvenir d’un garçon accessible, intelligent et éminemment sympathique. Merci pour ce joli cadeau, Champion !

Patrick Tran-Duc, Kawasaki S2 n°95 Classic 350

 

Mariette et moi débarquons jeudi soir (ah, les privilèges de la retraite, mais comment font ceux qui bossent ?) alors que le soleil commence à décliner sur le Vallon de Fontanes où est implanté le Pôle Mécanique Alès-Cévennes, un remarquable complexe établi sur quelques 90 hectares et situé à quelques minutes du centre ville de la capitale des Cévennes et où le VMA n’a jamais posé les roues avant l’invitation de Marc Mothré, que son saint nom soit béni jusqu’à la onzième génération !

Vite, nous bâtissons notre village d’indiens afin de lutter contre un vent plutôt frisquet. Seul manque à l’appel Ludo qui n’arrivera que demain en fin de matinée.

Ne connaissant pas ce circuit, je décide de participer à deux séances d’essais libres afin de tenter d’assimiler un tracé technique et de ce fait ardu pour quelqu’un qui comme moi est plus à l’aise dans les lignes droites…

Effectivement, c’est pour homme (pardon à la seule fille engagée, sauf erreur, sur le circuit gardois, notre chère Elodie) et par deux fois, je manque de jardiner à la sortie d’une épingle à droite se refermant sans prévenir, la s...

 

Comme à l’accoutumée, le résultat de mes essais chrono est moyen, mais j’ai l’habitude. Je partirai de la 7ème ligne, derrière une nuée de 900 et autre 500 (dont celle de Vincent Rouanet qui crève l’écran au guidon de sa Pantah) mais aussi Fifi et Bob qui m’ont laissé sur place et occupent les 9 et 12èmes places scratch.

Le soir, nous nous retrouvons tous les huit sous notre tipi, pour l’habituel et attendu concours de bons mots approximatifs (ceux qu’on préfère), de plaisanteries grasses à souhait et surtout un repas concocté par Patricia. Quel plaisir d’être à nouveau ensemble, l’hiver a été bien long et ces tronches amies nous manquaient encore plus que le soleil.


 

FGMS 94 VILLEJUIF 

Première manche, peut nettement mieux faire…

La première manche étant prévue sur les coups de 15 heures, j’en profite pour inspecter ma S2.

Merdre, le gousset en tôle qui supporte le repose-pied droit s’est découpé comme une boite de sardines autour d’icelui. Je décide d’assurer le coup à l’aide de sangles judicieusement disposées. Ce montage tiendra la distance durant tout le week-end.

A l’issue d’un départ correct, je me présente à l’entrée du premier droit derrière un paquet compact et me retrouve au cul de la YR5 de Jean-Charles Armand qui roule sur une moto enfin fiable et digne de lui (changement de préparateur, peut-être ?)

Ma fidèle S2 revue de fond en comble par FGMS, le chirurgien de Villejuif, tourne comme une horloge suisse et au bout de quelques tours, je parviens à le déborder à l’entrée du fameux droite et à terminer le tour devant lui, jusqu’à la sortie du drapeau rouge : plusieurs chutes, dont celle de Fifi, ont amené à juste titre les organisateurs à stopper les frais. Je termine alors septième, à deux centième de seconde de Jean-Charles, le classement ayant été établi sur le tour précédent.

 

Le soir, c’est l’orgie, sur le plan gastronomique, s’entend. Il ne gèle pas trop et nous faisons honneur à une raclette monstrueuse (nous n’en viendrons pas à bout malgré nos efforts) copieusement arrosée de vin de Savoie, le velours du pancréas.

La température monte dans la salle à manger trois étoiles du Seventy’s et l’ambiance est pour le moins conviviale, ne manquent que les danseuses du ventre.

Là encore, jeux de mots laids et autres calembredaines animent la soirée qui devra pourtant, être courte, les Classic prenant la piste le lendemain à 9 heures 45, ou plus exactement une heure plus tôt si l’on tient compte du passage à l’heure d’été.

Et comme en plus la météo est pour le moins pessimiste pour la matinée de dimanche, il convient d’être présents tôt sur le pont.

 

Mon nœud, voilà qu’il pleut (dicton cevenol)…

Comme il fallait s’y attendre, il tombe des hallebardes dès potron-minet et du même coup notre moral choit dans nos chaussettes. Sauf quand elle est chargée de troubler le Ricard, la flotte est rarement l’amie du motard…

Pour ajouter à ma désespérance, la commissaire de pré-grille me fait remarquer que je perds de l’essence et d’un geste sans équivoque, me renvoie à mes chères études.

Je reviens au parc pour tenter de résoudre le problème et avec l’aide de Bob et de la famille Regnier, imperturbables devant ma frénésie, je démonte un carbu extérieur car, comme de bien entendu, c’est le central qui dégueule. Tout est vérifié, remonté (merci les potes), je vais faire un tour dans la zone du Pôle, reviens au parc, rien n’y fait, malgré un pointeau, un siège et un flotteur neufs, ça fuit toujours. Pas à seau, mais suffisamment pour nuire.

C’est désespérant, j’envoie les outils balader, je pourris la pauvre Patricia qui essaie de m’aider, boudiou, je ne vais pas rester là comme une tache à regarder les copains jouer !

La pré-grille va être ouverte incessamment pour lâcher les fauves, aussi je décide d’arriver à ma place essence fermée afin de prendre tout de même le départ.

Je sais, c’est mal, mais 1500 bornes pour rien, je préfère risquer d’aller par terre plutôt que de renoncer au combat et mon récupérateur devrait faire son boulot.

Un brin déstabilisé par ce coup du sort j’effectue un départ moisi, mais plutôt bien dans mes bottes sur cette piste détrempée mais accrocheuse, je parviens à déborder quelques gaillards et arrive aux basques de Jean-Charles Armand et Eric Devillard.

Le panneau 1 tour est présenté, aussi je décide de remettre une pelletée de charbon : je passe Eric puis, profitant lâchement d’une « sucette » de toute beauté de Jean-Charles, je le déborde dans le seul virage que j’exècre, la fameuse épingle à droite où j’ai failli acheter du terrain vendredi, garde sans vergogne la corde afin de l’empêcher de reprendre l’avantage et heureux comme un pou, je passe l’arrivée en quatrième position (bon d’accord, je pensais être trois).

Une fois encore, la pluie que je déteste a été mon alliée, mon Mikuni ne fuit plus, les amis me félicitent, les sponsors sortent les contrats, les groupies tentent d’arracher mes vêtements avec les dents, l’organisation a été top, bon sang, la vie est belle…

Prochaine course début mai à Croix chez nos amis Ch’tis, nous en connaissons tous chaque gravier par son prénom. Cette fois encore, nous y serons toutes et tous.

 

Bruno Stahl, Kawasaki 350 S2 n°70 Classic 350

 

J’arrive jeudi après-midi sur le circuit d'Alès que je ne connais pas, par les Cévennes et ses paysages magnifiques...

Vendredi, séances libres pour apprendre la piste et vérifier que l’embrayage fonctionne bien. Il patinait lors du rodage du moteur la semaine précédente à Carole où j’ai roulé avec Patrick qui rodait aussi son trois pattes. Le tracé est tortueux, c’est un petit circuit avec du dénivelé et pas le temps de souffler, tant les virages s’enchaînent sans transition. Le revêtement est récent, abrasif et on prend beaucoup d’angle. Malgré un surcroit de garde au sol, les pots frottent des deux côtés et même la cartouche du silencieux à droite ! A moi de changer mon pilotage et de déhancher plus... peut-être un jour quand je serai grand ! Toujours est-il que le moteur que m'a préparé ALCO fonctionne super, un peu plus d'allonge mais surtout un moteur qui reprend très bien en bas...ça a même surpris le pilote d'un 600 Pantah qui ne ressortait pas mieux des virages avec sa Ducat’. Laurent a modifié les squishs, raboté les culasses, retouché légèrement les transferts, poli les conduits et les bielles, équilibré et ajusté le tout, plus réalésages et pistons neufs, tout ça paie à terme. J’ai revu aussi la partie cycle, monté de nouveaux amortisseurs Factory, de nouveaux repose-pieds, reculé la selle afin d’être plus à l’aise, plein de choses qui éclairent le paysage.

 

Samedi matin, les qualifs… D’habitude, et cela m’a déjà été profitable, je préfère rouler seul pour faire mon chrono mais en l’occurrence, je tire, bien involontairement, mon pire ennemi Phil Raide, qui me devancera finalement de 7 dixièmes ! Il me double et quand je veux prendre sa roue...plus d'embrayage! Rapide autopsie sitôt revenu au parc, l’écrou de cloche d’embrayage s’est fait la belle... quelle cloche, grrr! Ca fait deux fois que ça m’arrive. Cinq tours seulement pour faire péter une pendule, c’est pas grave, je suis 3ème en 350cc et 12 au scratch parmi les 500 et 900cc. En comparant les temps avec les Vintages avec qui nous roulions les années précédentes, Fifi aurait fait la pole et moi le 2éme temps !

 

Première course, je suis donc en début de 4ème ligne juste derrière Fifi ! Je prends un super départ et me faufile parmi les plus grosses qui m'ont déboîté dans la ligne droite et au premier tour je suis sept au scratch et deux en 350 ! C’est génial (Michel Chapus, un excellent pilote premier en 350 avec sa TR3 compé-client, un engin résolument décalé face à nos routières bidouillées, fera le record du tour) Comme d'hab’ je réalise mon meilleur chrono dans le deuxième tour ... puis je me désunis, je commets des erreurs, d’autant que le Tupolev glisse beaucoup de l'arrière. Je perds des places, Philippe et Devillard me passent, sans que je puisse suivre, je dois être six en 350 Je me reprends un peu et repasse la rapide 350 Suzuki jaune de Ricroch, un sympathique sudiste très véloce. A trois tours de la fin, Phil Raide perds l'arrière et chute, je l’aperçois couché dans les graviers, c’est pas top. Trois autres pilotes chutent plus loin. Le drapeau rouge marque la fin de course... Fifi se relève, plus de peur que de mal mais le week-end est terminé pour lui. C’est sa première chute depuis une éternité. Je suis onzième au scratch et quatrième 350cc. C'est bien mais je dois faire mieux, il faut que je me bouge... Dimanche matin... pluie! Pas question de mettre par terre ma belle moto refaite à neuve, je décide de prendre mon mulet, moins original, moins compétitif mais plus facile à manier. Départ moyen, la moto prend lentement les tours mais sous l'eau c'est moins important. Je suis quand même à l'aise et grappille des places, je suis même bien mieux que certains et occupe la quatrième place en 350cc devant Eric Devillard et Patrick.Je pense pouvoir accélérer encore mais à 4 tours de la fin, l'allumage me lâche c’est l’abandon... Dommage, au cumul des deux manches j'aurais pu monter sur la troisième marche du podium et engranger des points pour le championnat, alors que là, j'ai déjà utilisé mon joker. Bilan positif quand même car le Tupolev roule nickel, reste à moi de me mettre à son niveau.... Et toujours le même plaisir de retrouver le team Seventy’s… l'hiver a été long et les retrouvailles festives. Vivement Croix en Ternois la prochaine épreuve...

 

FGMS 94 VILLEJUIF

Philippe Regnier, 350 Yamaha n°96 Classic 350

 

Dès les essais qualificatifs, c’est la redécouverte du circuit d'Alès avec son bitume tout neuf et son tracé très technique qui ne pardonne pas les erreurs.La moto fonctionne bien mais des vibrations importantes du moteur se font ressentir dans les hauts régimes malgré un vilebrequin neuf. De toute évidence, un point important à revoir !

Je me lance sur une piste sèche et quand je juge que les pneus sont à température et que j'ai trouvé mes repères, c'est le moment de faire tomber les chronos… et à la clé le deuxième temps de ma catégorie 350 Classic derrière une vraie Yamaha TR3 compétition client, celle de Chapus, un sérieux client et 7/10ème devant la 350 Kawa alias Tupolev de Bob qui marche très fort.

 

Le départ de la première course est donné également sur une piste sèche. Comme d'habitude, je prends un mauvais départ qui me vaut de me faire passer par plusieurs de mes rivaux directs.Dans le premier virage, je me retrouve juste derrière le 500 Ducati de Jacques Bonoris tandis que la Honda de Devillard et la Kawa de Bob commencent à prendre le large.Pendant trois tours, je reste scotché à la Ducati, ne trouvant pas l'ouverture pour la déborder, car étonnamment, je suis plus rapide que lui et pendant ce temps là, les deux compères continuent à creuser leur avance.C'est à ce moment là que je comprends qu'il faut tenter le tout pour le tout, alors j'amorce un passage en force avant un virage en épingle, doublant la Ducati à l'intérieur après un freinage très tardif.Ayant piste claire devant moi, je remets du gaz pour remonter sur le groupe de tête de ma catégorie et finit par reprendre ma place de second à cinq tours de l'arrivée, après avoir dépassé mon meilleur ennemi et son Tupolev et avoir bien bataillé avec la 350 Honda de Devillard.

La chute…Pour maintenir mon avance et conserver ma place, j’attaque comme un damné ! A quatre tours de la fin, à la sortie d'une courbe à droite assez rapide, la Yamaha glisse de l'arrière, me projetant dans le bac à graviers avec pour conséquence une moto. bien abîmée et un poignet en vrac ruinant tout mes espoirs de podium pour le week-end.Ma course se termine là, dommage. La revanche à Croix en Ternois, début mai.

 

Hubert Houssin, Kawasaki ZXR 400 n°6 Evolution

 

Ma première course avec le ZXR. Enfin !

Après une casse mécanique au Mans lors de ma première sortie, une impasse sur la course de Magny Cours et une nouvelle casse au Vigeant l’année passée, j’ai enfin connu le bonheur d’effectuer une course complète et pu me jauger par rapport aux autres pilotes chevronnés.Quelques centaines de mètres dans ma rue avec le ZXR (avant que les voisins ne s’affolent) étant insuffisants pour déceler un quelconque souci, le vendredi était consacré à la mise au point de la carburation, un semblant de rodage (pistons et chemises neufs) et autres détails, lors de des essais libres.Première séance, les problèmes ne manquent pas, la carburation n’est pas parfaite et le pneu avant touche le bas de carénage. Je décide de stopper au bout de 2 tours. Seconde et troisième séance, je redécouvre le circuit où j’avais roulé avec mon Kawa 400 KH il y a pas mal d’années ; je rode le moteur neuf, je me remets en mémoire les trajectoires, ce qui fait que les séances sont effectuées tranquille Mimile. Une inquiétude quand même, la température au mano n’arrive pas à décoller du bleu mais comme j’ai remplacé la pompe mécanique par une électrique, ceci explique peut être cela. Samedi matin, beau temps, température idéale, le ZXR démarre au quart de tour, tout est au vert pour se lancer dans la bataille des qualifs. L’objectif : dix minutes pour apprendre encore mieux les trajectoires, continuer le rodage et ensuite attaquer quelques tours pour faire un temps honorable. Déception ! Au bout du premier tour, l’inverse se produit, le mano température est au maxi, ce qui fait que je roule encore 2 tours à faible allure pour m’assurer une place sur la grille. De retour au paddock, j’analyse le circuit de refroidissement, j’ai tout faux. On remet tout dans l’ordre des choses et cela devrait mieux fonctionner, enfin je l’espère.

 

Samedi après midi, première course et bis repetita, comme au Mans je suis 33ème sur 33 pilotes ! Mes copains de jeux Stan et Ludo occupent d’honorables quatre et neuvième places. Comme eux, je découvre ce circuit mais j’ai un autre handicap, je découvre également le pilotage du ZXR ; le pilotage d’un 500 2 temps années 70 et d’un ZXR de 93 n’ont pas grand-chose à voir. Une place en milieu de grille, m’aurait satisfait, mais je positive quand même car je suis coutumier des départs canon avec mes Kawa. Seul bémol, la droite d’Alès n’est pas celle du Mans… Tour de chauffe, ouf ! La température est redevenue normale, je suis plutôt soulagé. Départ canon comme prévu mais il ne faut pas s’emballer, la première courbe à droite arrive très vite et je ne veux faire un strike. Premier passage, aux dires de mes copains j’étais déjà quinzième mais je sens que je manque d’expérience. Au fil des tours, je prends confiance, je double des concurrents, m’extirpe du peloton et arrive la roue de Jean Charles Cuillandre (RGV n°451), j’effectue quelques tentatives de dépassement mais je ne veux pas tenter le diable, je ne maitrise pas encore assez le ZXR et décide de jouer la sécurité. Au drapeau à damier je termine onzième dans la roue du dixième ce qui me satisfait pleinement.

 

Dimanche deuxième course : temps pourri, pneus pluie neufs, pas d’expérience…Je décide de ne pas courir, je veux rester sur une note positive. Je dois d’abord apprendre à bien rouler sur le sec et après on s’attaquera à la pluie. Faut pas confondre vitesse et précipitation !

Ludovic Ingwiller, Aprilia RS 250 n°8 Evolution

Vendredi, le réveil m’arrache brutalement du lit à 4 heures du matin. Il y a un peu moins de 750 bornes à faire, une véritable formalité, mais arrivé à Dijon je me rends compte que j’ai oublié les roues équipées de pneus pluie ! Cà commence très fort mais ce n’est pas grave, il fera beau de toute façon car on va dans le sud, alors…Arrivé un peu tard vendredi midi pour déjeuner avec les copains, j’apprends que j’ai loupé la visite de Johann Zarco mais pas de regret, le champion du Monde Moto2 n’aurait pas dédicacé ma RS de toute façon !Dès la première série d’essais libre, je ressens un grand moment de solitude, pourquoi les autres me font-ils des ronds autour, c’est quoi ce circuit qui tournicote tout le temps, quand est-ce qu’on se repose un peu ? Lors de la deuxième série, je crois que je commence à comprendre le tracé, mais une série de plus n’aurait pas été de trop. Il est exigeant, l’animal, pour un pilote qui sort tout juste d’hibernation.Samedi, il a fait froid cette nuit et je me déplie difficilement. Je teste pour la première fois les couvertures chauffantes, pour mes doigts comme pour les pneus C’est bien ce truc, je pars à bloc, et ça tient, tant mieux.J’en profite pour m’extraire du groupe et enrouler quelques tours propres, signant le neuvième chrono, je sauve les meubles.

 

Première manche : il fait un temps magnifique (je le savais !) d’ailleurs les esprits s’échauffent, et la bagarre pour la cinquième place fait rage avec Anthony et Laurent. Les rascals ne sont pas commodes et dans le dernier tour, je perds une place sur une manœuvre un peu cavalière de Laurent, le temps de reprendre mes esprits et Anthony en profite.Tant pis, ils ne perdent rien pour attendre et on verra demain qui aura le dernier mot, d’autant qu’il fera beau, j’en mettrais ma main à couper !

 

Dimanche matin, la pluie ! C’est quoi cette météo de m… Et je n’ai pas de pneus pluie, au secours les copains !Philippe, des Pâquerettes me prête un pneu arrière, Stan un pneu avant un peu sec, mais je n’ai pas le choix, quand faut y aller, faut y aller.Départ froid et humide… Rapidement je me retrouve derrière Stan qui découvre la pluie avec sa Yam.Je passe et joue les professeurs : alors maintenant tu freines, là tu passes …et ça durant toute la manche. Ce bougre apprend vite et il finit à 5 dixièmes de moi seulement...Un peu plus et l’élève dépassait le maitre des la première fois ! Je finis quatrième.Un super week end avec le Team, plein de blagues bien grasses, de fromage à raclette et d’histoire d’hommes et de machines, j’en redemande !

    NS MOTEURS / OLD JAP PARTS

      Web: reembiellage.fr 

 

 

JStanis Regnier,

Yamaha FZR 400 n°96 Evolution

Stanis réalise le quatrième temps des essais chrono.Il partira de la seconde ligne, une position tout à fait favorable même si avec l’embrayage kevlar, les départs sont parfois délicats pour la Yam 96…

 

Première courseLe tour de chauffe est effectué sans encombre, mais la moto cale sur la grille de départ sans qu’il soit possible de la relancer et et Stan est obligé d'abandonner : panne de batterie.

 

Course de dimanche!Ce matin, Il pleut des cordes !Décidément il est maudit ce week-end, entre la chute de mon père le samedi et mes problèmes électriques, les Regnier sont gâtés !Mon premier sentiment est clair : je ne veux pas tourner sous la pluie…Mais motivé par Ludo, 15 minutes avant l’appel en pré-grille, je préviens tout le monde que j y vais finalement ! C’est le branle bas de combat, il faut monter les jantes équipées de pneus pluie.Et oui, j’ai des pneus pluie, alors il faut bien que je roule sous la pluie et puis ce sera mon baptême du feu, si on peut dire ! Les Évolution sont appelées en pré-grille et je ne suis toujours pas prêt! Mon père et Hubert sont au taquet sur ma machine de guerre tel deux mécanos de formule 1.J’arrive juste pile poil pour le départ du tour de formation quand mon père se rend compte qu’il a oublié de serrer la vis de blocage de l’axe de roue avant ! La troupe part sans moi pour le tour de formation alors que on père court chercher une clé BTR. Je panique et je m’énerve, persuadé de ne pas pouvoir prendre le départ! ! Mais les officiels (merci à eux) me rassurent et m’expliquent que je pourrai partir et boucler le tour de chauffe avant la voiture balais. Ouf !Ce laps de temps permet à mon père de serrer la vis en question.Je pars enfin pour mon tour de chauffe alors que la pluie se remet à tomber! C’est l’horreur, et de plus, cette saleté de casque s’emplit de buée et je ne vois plus grand-chose, pour ne pas dire rien !Grille de départ, les feux rouges s’allument puis s’éteignent, libérant la meute! C'est parti, toujours dans le brouillard, mais pas trop mal, je prends un départ plutôt bon. Mais me retrouve vite seul, distancé par le groupe de tête, à la quatrième place. Je suis un peu perdu sur le mouillé car n’ayant jamais roulé en pneus pluie, je ne connais pas leur degré d’adhérence au sol. Au bout d’un moment une Aprilia noire me dépasse…C'est Ludo, mon sauveur !Tel un poisson pilote je me colle à lui, copiant intégralement ses trajectoires. Je sais que Ludo est un fin pilote sous la pluie, aussi je décide d apprendre en restant dans son sillage! Nous finissons roue dans roue en quatrième et cinquième places, malgré la pluie, la buée et le manque de visibilité. C’est génial ! De retour à l’atelier, je procède au démontage complet du bloc moteur pour savoir d’ou vient un bruit peu catholique perçu auparavant. On sera prêt pour Croix et cette fois, la pluie me fait plus peur!

Cuisine et dépendances

Après une morte saison qui n’en finissait pas, quelle excitation de se retrouver tous sous les tentes du paddock. Patricia a d’emblée pris les affaires en main, avec l’autorité qui la caractérise, en organisant les menus du week end avec des spécialités typiquement savoyardes pour sustenter nos potentiels champions du Monde de leur rue. La météo des trois jours s’avérant plus cévenole que méridionale, convenait parfaitement aux mets choisis : crozets au Reblochon et raclette, rien que du roboratif ! Pour compléter le tout, le gâteau au chocolat et salade de fruit furent engloutis sans problème mais avec délectation. En fin de soirée, certains dont par charité chrétienne je tairai le nom, ont siphonné sans état d’âme la bouteille de génépi dont la couleur, pourtant plus proche du canard wc que d’un pousse rapière traditionnel ne les a pas rebutés pour autant. Bref on les a bien chouchoutés, nos pilotes, parce qu’ils le valent bien, je piaffe déjà à l’idée de nous retrouver tous à Croix.

Mariette

CHAMPIONNAT classements 

Concept: et réalisation: Hubert HOUSSIN    

Textes: Patrick TRAN-DUC

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