ALES                                                                                            25 & 26 mars 2017   

Début de la saison 2017

Copyright 2014 - Editions Glénat / Vents d'Ouest -les sportives cultes de Bar2 et Fane

Weekend pluvieux, weekend heureux à Alès

Effectifs réduits –seulement deux pilotes- pour le premier rendez-vous du championnat de France VMA à Alès, dans le Gard.

Hubert alignait sa nouvelle monture, un ZXR 400 dans lequel il avait introduit, non sans mal, un moteur de ZX6R afin d’aller jouer dans la cour des Open Evolution 600. Il développera la genèse de ce  mix de ZXR 400, ZX6R et ZX7R dans un autre article avec photos à l’appui…

Stanis, quant à lui, il étrennait son nouveau joujou, une 400 FZR propulsée par un moteur 600, afin, lui aussi, de tenter sa chance en Open Evo 600.

categorie  OPEN EVOLUTION 600 

Hubert Houssin / Kawa ZXR 400/6R  numéro 57 / Open Evolution 600

Enfin la saison 2017 va commencer ...

Au sortir d’un hiver interminable, nous filons vers le sud avec la certitude que le beau temps  ne pourra qu’être de la partie… Grave erreur, le weekend pluvieux, annoncé par la météo va malheureusement se confirmer.

Faute de temps, je n’ai pu effectuer qu’un aller-retour de deux fois 200 m dans mon chemin, mais le moteur tourne rond, la 1ère et seconde passent bien… Si la peinture n’est pas faite et qu’il reste  des détails à peaufiner, Alès sera un galop d’essai et je m’attends à des déconvenues.

 

Essais libres : arrivés tôt vendredi matin, Stanis et moi faisons l’impasse sur la première séance d’essai, car il pleut des cordes ! L’après midi ne sera pas mieux, mais il faut quand même tester la bête. Je fais le plein d’essence mais stupéfaction ça ressort aussi vite par en dessous du réservoir, une durite d’origine certainement trop vieille est coupée !

J’enfile l’ancienne combarde de cuir afin de ne pas mouiller la récente, celle de pluie, les vieux gants et j’y vais.   Le bitza fonctionne bien mais tire beaucoup trop long, et il est impossible de rentrer la première. Le vendeur du moteur m’avait averti qu’il y avait un souci à ce niveau, c’est pas grave, les autres rapports passent bien.

L’ami Alexis (Tombois) me prête une couronne plus grande et la très sympathique famille Dupuy me passe des maillons de chaine pour rallonger, on verra demain à 9 heures aux qualifs ce que ça donnera !

 

Qualifs : limitée par le nombre de créneaux horaires, la direction de course a décidé de regrouper les 600cc et les 1100. 50 motos en même temps, ça va être chaud !  Bonne nouvelle, la piste est trempée mais il ne pleut pas.

Avec la démultiplication beaucoup plus courte le ZXR 400/6R est transcendé, il envoie,  le bougre !

C’est la première fois de ma vie de pilote que j’utilise des pneus pluie, petit à petit je prends confiance, je m’applique…allez maintenant on se lâche un peu, j’attaque de plus en plus, les pneus ont l’air d’accrocher, pas de frayeurs à signaler…

Zut, voilà la pluie qui s’invite à nouveau, allez, on arrête les frais, je pense avoir pas trop mal roulé. Bingo,  j’ai le 6ème temps des 600 !

 

Samedi après midi 1ère course /  17h20 : je suis en 2ème ligne, tout à droite, un peu inquiet. Quand j’effectuais des départ canon avec mon ZXR 400, je partais en légère roue arrière, là, je dispose de la même partie cycle mais avec au moins 20 canassons de plus et des pneus pluie, c’est une autre histoire !

Je réalise un bon départ mais avec une certaine méfiance quand même.

Au premier droite, je me trouve enfermé et bon nombre de «collègues» me font l’extérieur, dont Stan qui était 15ème sur la grille. Je remonte petit à petit,  mais j’en fais un peu trop et me loupe lors d’un freinage. Quelques tours plus tard au même endroit je ne peux pas finir mon virage sur la piste, et pars jardiner, heureusement le pneu pluie arrière me permet de faire un peu de motocross sans chuter, mais je perds au moins 10 secondes dans l’aventure. En fait, mon pire ennemi, c’est la buée sur ma visière qui de surcroit ne tient pas entrouverte.

J’ai peur de respirer dans les courbes, il faudra résoudre le problème !

A l’arrivée,  je suis 10ème. Ce n’est pas glorieux, mais comme je me considère en mode «découverte», je suis plutôt satisfait.

 

Dimanche matin 2ème course / 10h20 : M’sieur météo avait annoncé du beau temps dimanche. Mais comme il a plu toute la nuit, la piste est détrempée et en fait le soleil n’arrivera que vers midi !

Nous décidons de rester en pneus pluie.  Mon moteur révélant un trou vers les 7000 /8000 tours, je décide de rebrancher le conduit d’air forcé que j’avais shunté, craignant une arrivée d’eau trop importante dans ma boite à air.

Départ : cette fois, je ne me laisse pas enfermer au premier droit. Je démarre correctement et me dégage légèrement vers le centre de la piste, je dois être aux alentours de la 8ème place au premier tour. A l’accélération, mon problème de trou de carburation est résolu, reste encore cette maudite visière, pourtant modifiée, qui a toujours tendance à s’embuer. 

Je passe les trois quarts de la course derrière Bruno Leroy qui roule en Classic avec un 900 Ducati des années 70. Il me fait des frayeurs, sa roue arrière se dérobant à l’accélération à plusieurs reprises, quel artiste ! Pourvu qu’il ne se couche pas devant moi…

J’ai bien du mal à le doubler, il envoie, le vieux Ducat’, son pilote n’est pas né de la dernière pluie et les virages sont très rapprochés. Quand je parviens à le déborder,  Je remonte sur la Honda n°20 qui occupe la cinquième place, mais cette fois encore, il est difficile de dépasser sans prendre de risques et même si quelques dizaines de mètres devant lui se trouvent deux pilotes, je décide de ne pas tenter le diable.

Je termine 6ème de cette seconde manche, à 6 secondes du second, plutôt satisfait de mon weekend qui s’annonçait pourtant sous de mauvais auspices. J’ai découvert avec bonheur les pneus pluie, n’ai pas déploré d’ennuis mécaniques, mon bitza se comporte plutôt bien, reste à voir maintenant comment il ira sur le sec mais avant je dois ouvrir la boite de vitesses, finir quelques détails, le peindre, la routine, quoi.

 

Stanis Regnier / Yamaha FZR 600 numéro 18 / Open Evolution 600

 

Alès : mouillé, mouillé !

Cette fois ça y est, c’est la rentrée des écoliers à roulettes avec la première compète de la saison et surtout le premier galop de ma nouvelle bête, une 600 Yam FZR !
Et comme pour toute première qui se respecte, rien de tel que de débuter en fanfare, avec un temps typiquement anglais, entendez par là sous des trombes d’eau, mais allez, on s’en moque, ça fait partie du jeu après tout, des fois il fait beau, des fois il pleut et inversement !
Arrivé vendredi sur le petit circuit gardois, je consacre quelques minutes à saluer les copains, faire un bisou aux copines, mais pas question de flâner, il s’agit de monter fissa les roues équipées de pneus pluie, indispensables vu le climat ambiant !

Je mets sans vergogne Philippe, alias Phil Raide, mon papa dans la vie courante, à contribution pour cette opération. Le pauvre ne demande pas mieux, lui qui n’a  pas de 350 RD à bricoler ce weekend et se sent du fait un tantinet désœuvré !
Trempé jusqu’aux os le Fifi, on aurait dit un vieux rat mouillé habillé d’une serpillère ! Pardon mon papa, tu sais que je t’aime quand même !
Sitôt que la moto est fin prête, je fonce prendre une séance d’essais pour l’après midi. Évidemment il pleut toujours comme vache qui pisse ! 
Pour les premiers tours de roue, je cale le cruise-control en mode promenade afin de me remettre le circuit en tête et de m’habituer au surcroit de watts de mon quatre pattes, puis je commence à calquer mon rythme sur celui des autres, prenant de l’assurance au fil des tours…

Mis en confiance, j’accélère la cadence mais finis par perdre l’avant et me retrouver sur le bitume trempé !

J’en connais un qui est en train de s’arracher les poils de barbe à la vue de mes exploits, tandis que ma chère maman se ronge les ongles jusqu’aux deuxièmes phalanges en voyant la chair de sa chair raboter le bitume gardois !  
Heureusement, la chute n’est pas très rapide et les dégâts minimes : juste un cale pied cassé mais surtout mes élans freinés, bah, c’est le métier qui rentre, il faut voir ça comme ça !
Les dégâts sont vite réparés ma bécane est prête pour le lendemain !


Samedi qualifs "I'm singing in the rain " 
Suite de ma glissade du vendredi, je me sens moins assuré sur le mouillé, ça tombe mal !

Le but avoué étant de rester sur mes roues, je décide de rouler piano et tant pis si je me retrouve loin sur la grille. Contre toute attente, je réalise le douzième temps, ce qui me place en sixième ligne et me convient tout à fait vu les circonstances. 

Première course : « it’s a raining man, hallelujah ! »
La pluie s’est arrêtée, ce qui est plutôt une bonne nouvelle, mais la piste est toujours trempée et avec une température inférieure à 10°, on a vu mieux comme conditions de course.
Avant de me rendre en pré-grille, j’ai eu droit aux trois millions de conseils de mon père qui, tel un maître Kung Fu, me serine qu’un bon pilote est un pilote qui finit la course (à énoncer de préférence avec l’accent chinois!)
Départ plutôt réussi, je me retrouve d’emblée à la 6ème place. Le feeling est sensiblement revenu mais je ne m’en ressens pas de tenter le diable, d’autant qu’à chaque virage la sentence de mon père résonne dans mon casque!

Je perds deux places mais m’efforce de suivre le rythme et je termine à la 8ème place, plutôt satisfait d’avoir terminé ailleurs que dans le camion balai !
J’en connais un autre qui partage ce sentiment…

 

Course 2  dimanche 

Sûr que le temps serait sec, si j’en croyais la météo, j’avais en toute confiance décidé dès le samedi soir de monter mes pneus pour le sec. Histoire d’être peinard, ouais…
Mais jamais deux sans trois (foutu proverbe), Il a plu toute la nuit et comme on court vers 10h, le macadam est trempé comme une soupe.
Rebelotte, on remet les pneus pluie, je finis par avoir l’habitude... 
Cette seconde course se déroule de façon quasi identique à la première, prudence étant mère de sureté, j’assure le coup cette fois encore, avec une neuvième place à la clé!  Pas de casse moteur, des points acquis malgré la météo exécrable, ce fut un weekend tiptop, vivement la prochaine à Croix en Ternois !        

L'intendance suivra !

Cette année, pour la première course, Mariette et les principaux potes du team nous ayant fait faux bond, certains avec un mot de leurs parents et même si Alexis et Fleur nous ont rejoints au débotté, nous nous retrouvons moins nombreux que d'habitude et je m’imagine ingénument que même sans ma copine Mariette, ça sera facile…

Mais c'était sans compter sur le temps positivement pourri qui nous accompagnera durant ce weekend de reprise de contact.

C'est bien la peine de descendre dans le sud, mais il est vrai que les Cévennes n’ont pas grand-chose à voir avec la Côte d’Azur…

Nous devrons alors nous résoudre à vivre serrés les uns contre les autres dans le camping-car comme harengs en caque afin de pouvoir nous restaurer au sec et au chaud le vendredi, le samedi et le dimanche, mais il en faut plus pour nous saper le moral !

Alexis et Fleur nous ayant invités le samedi soir dans une vieille école transformée en restaurant  (L'Ecole buissonnière, je donne le nom pour ceux qui habitent du côté d'Alès), c'était très bon et nous a distraits pour un moment de la déconvenue de ce week end quasi hivernal.

Malgré ces péripéties climatiques, nous avons finalement passé un très bon moment en petit comité.

J’attends avec impatience le prochain rendez-vous à Croix, où le Team sera enfin presque au complet et en attendant, je vais aller déposer une brassée de cierges à Sainte Rita –patronne des causes perdues- afin que les épreuves des 29 et 30 avril se déroulent sous un soleil radieux !

 

Patricia

Copyright 2014 - Editions Glénat / Vents d'Ouest -les sportives cultes de Bar2 et Fane

Concept: et réalisation: Hubert HOUSSIN    

Textes: Patrick TRAN-DUC

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